De Porto Santo à Madère

Quittant à regret Porto Santo (21/07/2018), voilà une petite navigation de 30 milles qui nous permet de saluer le cachalot dessiné quelques jours plus tôt  sur les murs du port de Porto Santo.

Alors qu’une partie de l’équipage est moyen moyen (houle croisée avec un vent arrière), Denis joue du spi sur la plage avant de Yara  pour finalement abandonner l’envoi de ce dernier pour cause de chaussette récalcitrante : bref ça merde. Le bon génois tangonné  fera l’affaire.
Arrivée 6 heures plus tard dans la baie d’Abra (EST de Madère) derrière le cap San Lorenzo.

« nous sommes là sur notre voilier, en simples témoins tardifs de ce cataclysme qui à façonné les roches, lui laissant mille formes différentes, et autant de nuances. L’ocre, le brun, le noir. Le soleil couchant donne à ce paysage des temps originels une apparence rare, magnifique, exceptionnelle. » (Olivier Mesnier ds Voyage autour du Monde)
Là nous sommes donc rendus à l’origine du monde.
Pat et Yara goûtent à la solitude du mouillage sur une eau d’un bleu profond, cernés de rocks volcaniques : c’est un festival de couleur  sur azur du même bleu.

              

Changement de décors: Funchal son couvercle de nuages (évaporation –> récupération des gouttelettes de bruine par les feuilles des bruyères et autres myrtilliers –> ruissellement, filtration par les nappes phréatiques et au final redistribution de l’eau, récupérée  dans les fameuses levadas).

Raphael ( dit Jonathan: en effet il nous attend depuis la veille..) nous accueille pour nous chouchouter une place dans le nouveau petit très confortable port de Funchal.

Nous n’aurons de cesse de vérifier sa gentillesse et sa disponibilité tout au long du séjour.

Ici les fleurs sont partout, au fond des gorges comme au bord des routes ,le long des falaises et sur les plateaux comme artistiquement disposées par un génial paysagiste.

Dans un même temps se côtoient hortensias et mimosa, agapanthes et orchidées, pâquerettes et impatiences multicolores..fougères ,eucalyptus chênes et lauriers sauvages, histoire de démentir le bel ordonnancement de nos latitudes.

On en a plein les mirettes et les narines .Quant au plaisir de bouche, on se régale avec les succulents fruits exotiques pour notre Miam quotidien et aussi: puncha au rhum local, bolo do caco ( pain à la patate douce) et sabre des profondeurs.

Nous ferons cinq randonnées toutes plus belles les unes que les autres (histoire de perdre les calories gagnées dans la soirée!), guidés par nos deux équipiers tout terrain, Odile et Jean-Marc, deux amoureux de l’île.

Le dénivelé est au rendez-vous mais le jeu en vaut la chandelle ( même si Denis pense tout haut parfois : « Mais qu’est ce que je fous dans cette galère de terriens !? »)

A Madère hormis la piste d’atterrissage de l’aéroport, rien n’est plat, rien n’est droit.

Nous retrouvons ici la quiétude et la gentillesse des gens  rencontrés en Grèce: une grande douceur de vivre.

Conclusion, vous avez compris, Madère est une île hors du commun dont le paysage et l’histoire se sont modelés au fil du temps et des civilisations.

Demain cap aux îles Desertas qui comme leur nom l’indique sont inhabitées exceptées par quelques phoques moines que nous essaierons d’apercevoir.

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