En route pour les îles anglaises et autres Saints

Croire que la navigation au long court est une activité de fainéant est un leurre .

Avant toute expédition vers des régions plus lointaines, elle requiert un maximum de préparation.

L’avitaillement, qui n’ est pas forcément une mince affaire quand vous n’avez que vos jambes et vos petits bras comme seuls moyens de transport…

La lessive qui attend depuis un mois de se faire lessiver…

Les diverses réparations (gros poste s’il en est) et les recherches de pièces et autres solutions pour en venir à bout . Ce qui inclut beaucoup de remue-méninges ,prises de contacts et multes discussions sur le meilleur moyen de…

La « to do  » liste est permanente et évolutive…

En conclusion, les ports ça nous fatiguent ! Et le porte monnaie aussi .

Enfin un joli vent gonfle les voiles de Yara pour un tour de Guadeloupe tout en douceur. Nous découvrons par la mer, la face ouest de cette île majestueuse, avec le privilège plutôt rare de voir très clairement le sommet de la Soufrière et après une nuit bâbord-tribord à Malendur ( s’interroger sur le sens des noms de lieux vous évitera quelques désagréments) nous filons toute berzingue sur Antigua la « so British »!

Arrivés assez tôt à Joly Harbour pour des formalités douanières  on savoure une bière anglaise et coucher de soleil.

Après une nuit réparatrice on retrouve notre Ghibli dans la baie d’ English Harbour( mouillage encombré que l’on résout par une ancre à l’avant , une à l’arrière. Les anglais n’ont qu’à bien se tenir !)

La navigation devient plus précise . Ici d’avantage de récifs coralliens , hauts-fonds et autres pièges parsèment votre route . C’est pas non plus un champ de mines ,on a juste les yeux plus souvent sur la carte .

Avec Clémentine, Philippe et leurs filles Cali et Nina on s’offre un mouillage sauvage à Green Island et une chouette traversée sur Barbuda .

Barbuda vaut le détour.

Antigua est vallonnée et verte , découpée par de nombreuses baies et envahie de tourisme. Barbuda est ronde et plate, entourée d’un immense récif corallien, un décor à couper le souffle et personne pour troubler cette quiétude (ou presque).

Bémol cependant dû aux conséquences du cyclone, qui a laissé chaque toiture de chaque maison à terre .Les Barbudéens ne souhaitant pas l’aide internationale nous a t’on dit, ou bien est cela délaissée des Caraïbes ? La reconstruction, en tout cas, se fait peu à peu et l’esprit de désolation est bien là.

C’est notre coup de cœur que nous quittons à regret et encore davantage la famille Ghibli qui va suivre sa route à travers l’Atlantique jusqu’en Méditerranée .

Au revoir les amis , nos petits filleuls, avec qui on a beaucoup rêvé de ce grand voyage !!

Demain, autre ambiance :Saint Barth où la présence de David croisé à Madère nous motive à faire escale .

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