A peine quittés l’Amérique qu’on se retrouve à faire du rodéo…m’enfin

               

Plusieurs facteurs ont leur importance quand il s'agit de faire avancer votre embarcation sur l'eau,.
L'expérience des marines et des marins, la qualité du navire, le vent, les vagues et les courants.
En principe, on essaye de faire coïncider au moins deux de ces éléments naturels.
Ce jour du 27 Novembre est celui où l'on doit traverser, dans sa plus grande largeur, le Gulf Stream.
Pas de chance, alors qu'on  pensait avoir  le vent et le courant avec nous, vent, vagues, courant ont adopté des directions différentes...S'ensuit une valse à trois temps,  un tour dans le chaudron de la sorcière,  un " rodéo " !



Dans  un premier temps le "mouse" Gulf Stream et un second courant en lisière s'affrontent .
Phénomène local pense t'on : ça va pas durer... passée la frontière le calme va s'installer !
Que nenni !!J'essaie de tenir  encore un peu l'attitude de la crêpe dans la cabine avant et fini par capituler pour de bon.
Avantage : la température de l'eau  grimpe à 22 puis rapidement à 26 degrés.On épluche au fur et à mesure toutes nos couches protectrices.
On s’aère les aisselles et pendant qu'on y est tous les recoins de Yara. Problématique : la vitesse chute, mais il faut pourtant conserver une moyenne si l'on veut  s'extraire au plus  vite de ce shaker.
La situation  n'est pas si désespérée qu'il n'y paraît.
Puisque qu'Eole et Poséidon ont décidé subitement de s'allier pour le bonheur de notre coquille de noix.Quant à Hélios, il veille désormais sur le nous pour un bon moment !

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