Histoire d’un canal à Panama

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait

Avec ton air d’agent latino-américain franco-panaméene, à peine debarqués tu nous as liberés.

Nous étions libre de fouler le sol de Panama au milieu de la mangrove et des singes hurleurs, libres de se frotter aux autorités avec notre liasse de photocopies.

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait

Tu expliques le canal, les sommes à payer, jamais tout à  fait nettes de taxes et de commissions, plus de 2700 dollars quand même !

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait

Tu nous donnes rendez-vous avec le jaugeur, voire le arpenteur le 15 au matin au flat, plutôt le cimetière des bateaux sans nom. Le 15 tu nous dis: c’est reporté au 16. Shelter sera pour quelques jours notre camps de base.

22 matin ou soir passage prévu. Finalement les handliners et le pilote embarquent à 16 heures sans gants ni chaussures mais masqués, avec des pneus sans attache et des haussières raides comme la justice. En 2 minutes c’est le branle bas combat, il faut lever l’ancre et gagner le chenal sans tarder, un cargo attend.

Bref tout est paré, chacun à son poste prêt à affronter les premières écluses, à recevoir les premiers lancés de toulines.

Très professionnels nous passons les 6 écluses et la traversée du lac Gatun avec une synchronisation parfaite, une vraie chorégraphie.

Nous voilà après 24 heures dans le pacifique, nos équipes nous quittent à Balboa, nous quémandent 12 dollars supplémentaire. Pourquoi? juste pour débarquer.

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait

Et le crusing permit ? Pas la peine et puis si si je m’en occcupe ça fera 185 dollars plus 30 de commission pour faire la demande.

Un mois passe, toujours pas de permis pourtant obligatoire pour sortir de Panama.

Discution, contreverse, atermoiements , avec toi et Iasmina des autorités. Encore un petit effort de 5 dollars et l’imprimante accouche du permis. Nous sommes enfin libérables

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait

Plus un pays est corrompu plus compliquées sont les procédures. Mais tu nous as libéré des paperasses administratives. Quoique!

Oh Susy si tu savais tout le mal que l’on me fait peu à peu tu disparais

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