Se retrouver chez les Kunas aux San Blas .Quelle expérience !

Yara a bien dû patienter une nuit au large de la côte Panaméenne avant de risquer une approche prudente. Et bien lui en prit.

Rochers acérés, vagues fracassantes, hauts fonds, corail de toute part et trois minuscules piquets pour matérialiser une chicane et se frayer un chemin au milieu de tout ça… Panamarina ça se gagne!

Une fois à l’intérieur : un vrai lac dans son écrin vert de mangrove et une ambiance que l’on avait pas connue depuis longtemps: petite guinguette, musique, jeunesse enthousiaste de ses futurs voyages et les Pourquoi Pas qui fébrilement nous attendent. Yara transporte en effet quelques colis, notamment les introuvables fraises Tagada sous ces latitudes et sans lesquelles le Capitaine Jean Phi est très malheureux.

C’est là qu’Albin arrivera suite à un long périple sur des pistes pas très claires ni trop fréquentables, de nuit et tout feux éteints. Mais avec du saucisson dans ses bagages !

Ni une ni deux, après une expédition à la recherche du paresseux qui paresse, on prend la chicane dans l’autre sens et direction le fameux archipel  des  San Blas.

Nous voici donc à nouveau ”en el Paraiso”. Nous ferons halte aux Hollandes, Coco Benderas, ou Cambombia . D’îlots en îlots nous rencontrons les familles Kunas, approchons modestement leur mode de vie, éprouvons leur gentillesse, leur disponibilité ,découvrons leur fabuleux artisanat et ferons plus d’un honneur à leur pêche.

Dans le paysage les cocotiers sont omniprésents. Le prix de la noix de coco est fixé pour l’année pour l’ensemble des îles par une assemblée de tous les villageois. Ici aucun territoire n’est jamais cédé à un quelconque promoteur. Le Panama aimerait bien assimiler les populations Kunas mais ils s’y refusent et préservent leurs traditions et leur indépendance. Comme de porter la tenue brodée par dessus les vêtements occidentaux imposés à l’école, en forme de protestation. Un père Kuna ( on peut lire aussi Guna) nous dira : – les enfants n’ont pas la télé mais on reste libre et tranquille . Même si on nous demande souvent de « cargar los cellulares » nous venons de faire un pas de côté à notre civilisation. L’événement qui mettra le sourire sur tous les visages sera le don de nos anciennes lunettes et d’un peu de matériel de couture pour les femmes qui créent les fameux Molas. Tableaux colorés faits de plusieurs couches de tissus où la dimension 3D n’a rien à envier à la science des hologrammes. Je craquerai pour plus d’un et réaliserai un trop beau cache pot à kéfir avec l’un deux et monter ainsi d’un cran dans l’estime de ces formidables couturières.

Nous quittons avec tristesse ce bonheur du bout du monde. En route pour le Canal, le grand, l’unique, le mythique Canal de Panama.

Salut et fraternités

 

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